Atomiseurs pour vapoteurs : explications et abréviations, partie III
Quel que soit le modèle, dans un atomiseur, l’e-liquide est chauffé par le courant électrique et les fils résistifs, puis arrive dans ta bouche sous forme de vapeur.
Cartomiseur
À l’origine, les cartomiseurs étaient pensés comme des pièces jetables : un élément en plastique avec une résistance et de la fibre, que l’on pouvait tout de même remplir. En quelque sorte, le cartomiseur est l’ancêtre de tous les tanks en plastique qui ont suivi.
Clearomiseur
Un tank moderne est bien plus abouti que les clearomiseurs de la première heure, mais les clearos ont aussi leurs avantages. En règle générale, les clearomiseurs sont en plastique et n’utilisent pas de fibre, mais selon le modèle, des mèches en coton. Leur inconvénient : ils durent moins longtemps que les tanks en verre, et les e-liquides aux cristaux de menthol ne font pas bon ménage avec les corps en plastique. Côté goût, ils sont aussi moins neutres que les atomiseurs modernes.
Tankomiseur Dual Coil (DCT)
Face aux tanks modernes, le DCT est tout simplement un modèle en plastique. Le principe du DCT n’a pas disparu pour autant : on le retrouve aujourd’hui dans les résistances (coils) que l’on achète pour les tanks. Le BDC – Bottom Dual Coil – repose sur le même principe.
La seule différence, c’est que les résistances pour DCT avaient simplement deux ou trois trous directement dans le coil ; les résistances plus récentes sont plus travaillées et l’arrivée d’air peut se régler séparément sur le tank. Là encore, selon l’e-liquide, le tank en plastique peut avoir ses limites, mais il coûte nettement moins cher qu’un tank moderne et reste excellent pour tester des liquides. Et s’il tombe, tu chercheras peut-être ton drip tip, mais le tank sera toujours en un seul morceau.
Bottom Dual Coil (BDC)
Le terme indique simplement où se trouve la résistance et qu’il s’agit d’un dual coil, autrement dit d’une résistance avec deux coils. La position de la résistance influence aussi le rendu de l’e-liquide. Bottom, donc en bas de l’atomiseur, est aujourd’hui le standard.
Atomiseur
À l’origine, un atomiseur offrait peu d’espace pour l’e-liquide et était considéré comme idéal pour le dripping. Le terme était donc utilisé comme synonyme de dripper. Aujourd’hui, on l’emploie plus largement, même lorsqu’il ne s’agit pas du tout d’un dripper. En clair, on trouve aussi des clearos ou des tanks appelés atomiseurs ! Et c’est tout à fait correct, car le principe de vaporisation d’un liquide de base au moyen d’un atomiseur a été inventé pour l’industrie du cinéma. Toute machine à fumée fonctionne selon le principe de l’atomiseur, un procédé développé par Günther Schaidt dans les années 70. En bref, sur le principe, chaque atomiseur fonctionne comme un dripper, avec simplement plus de contenance.
Dripper
Un dripper est un atomiseur sans tank – tout simplement un atomiseur. Aujourd’hui, on l’associe le plus souvent aux atomiseurs reconstructibles. Au lieu d’un tank, on dépose quelques gouttes d’e-liquide directement sur un matériau capillaire, en gros sur une mèche. Certains vapoteurs ne jurent que par cette façon de vaper pour le rendu des saveurs.
Si tu vapes pour arrêter la cigarette, tu seras toutefois probablement plus à l’aise, au moins au début de ton parcours de vapoteur, avec un tank – car avec un dripper, il faut remettre de l’e-liquide toutes les quelques bouffées.
Il y aurait encore beaucoup à raconter et à expliquer sur les atomiseurs. La semaine prochaine, on passe à la partie IV : les coils et des sujets comme la vape en sub-ohm.

