Pourquoi mon atomiseur a-t-il un goût de brûlé ?
Pourquoi mon atomiseur a-t-il un goût de brûlé ?
Si ton atomiseur a un goût de brûlé, plusieurs causes sont possibles. On fait ici le point sur quelques explications fréquentes, en les distinguant selon le type d’atomiseur. Une chose vaut pour tous les modèles, même si cela paraît évident : y a-t-il bien de l’e-liquide dans le réservoir ? Si oui, passons aux autres causes. Remplacer la résistance ou le coton est parfois inévitable, mais si tu tiens compte des points suivants, ces mauvaises surprises devraient rester rares.
Clearomiseurs à résistances prêtes à l’emploi
Ici, au fond, il n’y a qu’une solution : remplacer la résistance. Mais on veut tout de même comprendre pourquoi elle est « morte », surtout si elle n’a pas encore beaucoup servi.
Possibilité 1 :
Le coton est tout simplement arrivé en fin de vie avec l’usure normale. Bien sûr, il ne se « consomme » pas au sens classique du terme, mais il ne dure pas éternellement. Pourquoi ? Une explication possible : avec le temps, le coton perd du volume et se tasse. Le contact avec la résistance n’est alors plus optimal, et l’alimentation en e-liquide se fait moins bien. Résultat : des points chauds et des dry hits, donc ce fameux goût de brûlé. Plus la résistance est ancienne, plus le risque augmente.
Possibilité 2 :
Une alimentation en e-liquide insuffisante est une autre cause possible de dry hits et donc de goût désagréable. Plusieurs pistes sont à vérifier. Chaque résistance possède des ouvertures d’alimentation. Selon le style de vape (MTL/DL), elles sont plus ou moins grandes. En DL, elles sont plus larges, car les puissances plus élevées consomment et vaporisent davantage d’e-liquide : il faut donc acheminer une plus grande quantité de liquide. En MTL, les ouvertures sont plus petites, car la consommation est plus faible. Mais même avec des résistances DL, des problèmes d’alimentation peuvent apparaître.
D’une part, l’e-liquide peut être trop visqueux, ce qui empêche une bonne alimentation (DL/MTL). C’est surtout en hiver que l’arrivée de liquide a tendance à se faire difficilement. La cause : les basses températures. La VG (glycérine végétale) réagit à la température : plus il fait froid, plus elle devient épaisse. Astuce : garde l’atomiseur près du corps ou protège-le du froid dans un sac à dos ou un sac. Dans le cas d’un atomiseur MTL, la première chose à faire est d’essayer un autre ratio d’e-liquide (au lieu d’un 70/30 VG/PG, passe sur du 50/50 VG/PG).
D’autre part, la puissance utilisée peut être trop élevée : tu vaporises plus d’e-liquide qu’il ne peut en arriver. En règle générale, la plage de puissance à laquelle tu peux utiliser la résistance est indiquée directement dessus. Si tu restes dans cette plage, il ne devrait pas y avoir de problème d’alimentation.
Atomiseurs reconstructibles
Ici, cela devient un peu plus délicat, car les causes possibles sont plus nombreuses.
Cause : le coton
Il se peut que tu aies utilisé trop peu ou trop de coton. Avec trop peu de coton, celui-ci n’est pas bien en contact avec la résistance et des points chauds peuvent apparaître (la résistance rougit par endroits). Souvent, trop peu de coton entraîne aussi des fuites. Si tu as mis trop de coton, l’alimentation en e-liquide peut être bloquée. Le coton n’absorbe plus l’e-liquide, ou trop lentement, ce qui le rend sec ; au moment de chauffer, il brûle ou carbonise. Il suffit alors de remplacer le coton et d’en utiliser un peu plus ou un peu moins.
Puissance utilisée
Il se peut aussi que la puissance utilisée soit trop élevée ou l’ait été. Contrairement aux clearomiseurs à résistances prêtes à l’emploi, les atomiseurs reconstructibles n’ont pas d’indication de puissance à respecter. Ici, il faut un peu de pratique et d’expérience. Le mieux est d’y aller progressivement : commence bas, puis augmente la puissance petit à petit jusqu’à obtenir le rendu qui te convient. Plus la valeur de la résistance du montage est basse, plus tu peux utiliser de puissance. À titre indicatif, voici comment je procède : à 0,5 ohm, je vape autour de 25 à 35 watts, un peu plus ou un peu moins selon le fil utilisé. Avec des coils en fil simple, il faut moins de puissance, tandis que les coils avec plus de fil demandent généralement des puissances plus élevées (plus il y a de matière à chauffer, plus le coil a besoin de puissance). Un autre point important est le rodage à chaud lors de l’installation du coil. Si un nouveau montage a un goût de brûlé dès le départ, il est possible que le rodage ait simplement été oublié. Avant de poser le coton, le coil doit rougir uniformément de l’intérieur vers l’extérieur.
Le coil lui-même peut être réutilisé plusieurs fois ; selon depuis combien de temps il est en place, il peut toutefois être nécessaire de le remplacer.

